Le Pâté aux Prunes

Avis aux gourmands : l’Anjou vous propose son Pâté aux Prunes (non, non ce n’est pas une charcuterie !)

Cette tarte couverte était à l’origine cuite après le pain dans les fermes. Après la guerre 14-18, peu à peu, la cuisson du pain dans les fermes disparut et l’on confia la cuisson au boulanger, en lui apportant les fruits du verger personnel.

De la campagne, la fabrication gagna la ville, mais jusqu’en 1950, on trouve des pâtés aux prûnes exclusivement chez les boulangers. Cette fabrication est restée une spécialité très angevine.

La pâte est composée essentiellement de farine, de beurre, d’oeufs et de sucre. Ce gâteau doit son originalité à l’abaisse de pâte percée d’une cheminée qui le recouvre et qui permet, lors de la cuisson prolongée, de maintenir une ebullition du jus de cuisson des Prunes « Reine Claude ». Cette ébullition concentre les arômes du fruit. La présence de noyaux (attention aux dents), pendant toute la cuisson apporte un goût délicieux très particulier.

Le pâté aux prunes est le gateau de l’Anjou par excellence. Il est certifié par l’Inventaire du Patrimoine qui explique le sens du mot pâté signifiant « en pâte ». Autrefois, cette pâtisserie angevine se préparait en pâté « pantin », c’est-à-dire non moulé, cuit à même la plaque à pâtisserie.

La Petite histoire
Comme beaucoup d’arbres fruitiers, le Prunier est originaire du Moyen-Orient, et plus exactement des contreforts du Caucase; Il était connu dans l’antiquité en Grèce et à Rome. Le prunier serait arrivé en France lors des croisades.La légende en attribue la paternité à notre pays à un brave Chevalier qui lors d’une de ces expéditions particulièrement malheureuse, aurait ramené pour tout trophée seulement quelques plants de pruniers, d’où serait venu le dicton :  » Y aller pour des prunes ! »